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   Nouveau sentier de randonnée à Caux & Sauzens Le diaporama de Caux & Sauzens  

  Le 18 Décembre 14

Le Patrimoine de Caux & Sauzens


On ne peut parler du patrimoine de notre village sans évoquer l’histoire de Caux et de Sauzens, en n’oubliant bien sûr pas tous ceux qui ont contribué à faire ce qu’il est aujourd’hui.

Ainsi le village de Caux, le hameau de Sauzens réunis en une seule commune en 1791 ne seraient pas ce qu’ils sont aujourd’hui sans la famille des de Roger de Cahuzac de Caux qui durant 5 siècles veillera aux destinées de la communauté villageoise.

Il faut également évoquer ces anonymes qui de leurs mains, génération après génération ont modelé le paysage qui nous entoure, dont la mémoire nous est parvenue grâce à Michel Maurette écrivain paysan et maire du village de 1945 à 1971.

Il semble également important de dire que les divers édifices qui constituent aujourd’hui le patrimoine architectural de la commune n’auraient pas l’aspect qu’on leur connaît aujourd’hui sans les efforts des municipalités successives qui se sont efforcées de leur rendre leur aspect initial.
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Rappel Historique

Des origines de Caux nous ne savons en définitive que peu de choses, si ce n’est que la première mention du nom de Caux (Chaucas) apparaît en 908 dans une charte du monastère de Montolieu.


Plusieurs indices permettent cependant d'affirmer que le territoire communal a été occupé à l'époque romaine. Caux pourrait en effet être le Coedros dont il est fait mention dans l'itinéraire d'Antonin. Quant à Sauzens seulement rattaché à Caux en 1791, ses origines pourraient être wisigothiques comme l'indique le suffixe "ens".


Le cœur du village de Caux tel qu'il nous apparaît aujourd'hui daterait du XII° siècle et se serait constitué par extension du clos ecclésial qui ceinturait l'église primitive.
Le village auquel on accédait par 3 portes était ceinturé d'un mur constitué par le dos des maisons accolées les unes aux autres, un fossé en défendait l'accès. Le château situé au sud du village faisait partie intégrante du mur qui ceinture le village.
Le village de Caux
Le village de Sauzens
Le début de l'extension du village hors les murs, daterait du XVII° siècle. Le terroir environnant qui fournissait en nourriture la communauté villageoise, n'avait pas à l'époque le visage qu'on lui connaît aujourd'hui, alors que la vigne en couvre aujourd'hui près de 500 hectares elle dépassait à l'époque, à peine les 70 hectares.


Fait important en cette fin du XVII° siècle, la région plus sûre qu'antérieurement verra en 1690 l'ouverture du Canal des Deux Mers qui traverse Sauzens et dont l’ écluse dite de Villesèque est construite sur le territoire de la commune de Caux. Un événement important qui change la physionomie des deux villages, qui offre à tout un chacun la possibilité de commercer avec le reste du royaume et bien sûr de se déplacer en empruntant le « coche à eau » , Toulouse et Béziers sont désormais à moins de deux jours de navigation du port de Sauzens.

La Famille des de Roger de Cahuzac de Caux

Aujourd’hui éteinte, la famille de Roger de Cahuzac de Caux cinq siècles durant, veillera aux destinées du village. De 1296 date à laquelle Raimond de Roger prit possession officiellement de la terre de Caux, que son épouse Isabeau de Goguan dame de Caux lui apporte en dot, jusqu'à 1791 époque à laquelle Louis Gaspard de Roger de Cahuzac de Caux, fuyant la révolution émigra en Espagne, les seigneurs de Caux seront fortement impliqués dans la vie villageoise dont ils assurèrent treize générations durant cohésion et sécurité. Dans le contexte d'une société rurale c'est également par eux qui avaient parcouru l'Europe, qui connaissaient la Cour du Roi de France, que passaient la connaissance et l'ouverture au monde extérieur.

Mais le destin de cette famille, parmi les plus anciennes de noblesse d'épée du Languedoc, sera surtout lié aux troubles qui périodiquement durant ces cinq siècles agitèrent le royaume. Si leurs ancêtres avaient combattu aux côtés des Trencavel ils paieront chèrement génération après génération leur allégeance au Roi de France, nombre d'entre eux perdront la vie au combat.

A l'époque de la guerre de Cent Ans (1338-1453) qui verra le village d’ Alzonne incendié par les troupes anglaises puis l'attaque du village de Caux par les routiers, trois générations durant les seigneurs de Caux défendront leurs terres, leurs biens et leurs gens.

Moins de dix ans après la fin de la guerre Raimond III participera à la campagne de Catalogne (1462) aux côtés des troupes de Louis XI.

Hugues, après avoir pris part aux guerres d'Italie (1494-1559) aux côtés des troupes de François I, assurera durant "les troubles de la religion" la défense du Mas Cabardès contre les Huguenots venus de Castres.

François II l'un de ses fils qui servira sous les ordres du Duc Anne de Joyeuse sera nommé Gentilhomme de la Chambre du Roi par Henri III. Il participera du côté des troupes de Louis XIII au siège de Montauban (1621) ainsi qu'à la bataille du pont du Gard (1627) .

Henri, fils du précédent, participera au siège de Perpignan (1642) sous les ordres du prince de Condé.

Louis, avant de mourir assassiné à Agen à l'âge de trente ans, servira Louis XIV comme mousquetaire en Flandres durant la guerre de la ligue d'Augsbourg (1688-1697).

Louis Joseph, son fils posthume, élevé comme page à la Cour du roi Louis XIV donnera naissance à Louis Gaspard. Ce dernier, alors garde de marine sur le vaisseau l'Alcide sera au large du Canada (1755), blessé et fait prisonnier par les Anglais. Louis Gaspard émigrera en Espagne en 1791.

La lignée des de Roger de Cahuzac de Caux s'éteindra avec le décès d'Henri en 1889, Ecuyer de Napoléon III et Grand d’Espagne qui mourra sans descendance.
Michel Maurette (1898-1973)

Né au mas del Faigt près de Serralongue dans le haut Vallespir (Pyrénées Orientales) où il passe sa petite enfance, Michel Maurette obtint à Thuir son certificat d'études et quitte l'école à 12 ans. Destiné à une vie de laboureur, il se marie en 1925 et s'installe à Caux-et-Sauzens en 1932 où il fera l’acquisition du "Clos St Michel". Il y mourra quelques quarante ans plus tard en 1973.

Dès 1930 il écrira plusieurs nouvelles, mais c'est en 1949 en publiant "La Crue" qu'il obtiendra une reconnaissance du monde littéraire.

En 1935, il est élu conseiller municipal à Caux-et-Sauzens, il en sera maire de 1945 à 1971 et mènera de front sa vie de paysan et sa vocation d'écrivain" je travaillais ferme le jour. Le soir j'écrivais…"

Ses rencontres avec les écrivains Joë Bousquet, Jean Lebrau ou les peintres André Blondel, Jean Camberoque, et ses études sur les grands poètes et artistes du Pays d'Oc (Pierre Reverdy, Pablo Casals, François Paul, Alibert, Aristide Maillol…) témoignent de son humanisme et sa quête constante de culture.
Michel Maurette
Ce "Paysan dans l'âme et poète dans l'esprit" nous laisse une œuvre au style d'une originalité évidente" la plume nette… , il savait la tremper dans l'encre appropriée, ni trop grassement terrienne ni trop romanesque " (J. Robinet). Ses récits sont "tirés de son expérience humaine " dont "les pages qui la composent traduisent des pulsations secrètes ". Le Rêve d'Ecrire en est l'éclatant témoignage.

Citons encore Le temps des merveilles, L'Enfant des loups, Les Nains, La confession d'un laboureur… Ouvrages empreints de vigueur et de sincérité qui resteront un modèle pour les écrivains paysans de son temps et lui valurent de nombreuses récompenses.

BC

Pour plus de précisions sur sa biographie et son œuvre, se reporter au livre de Jean Esparbié "Du sillon à la ligne Michel Maurette"

Le Patrimoine Architectural

L'Eglise Saint Etienne, Saint Sebastien de Caux

L'église dédiée à St Etienne et liée à l'abbaye de Montolieu le sera ensuite à la collégiale de Montréal et placée sous la protection de St Sébastien. Le fait que l'église primitive ait été dédiée à Saint Etienne laisse à priori envisager pour cette dernière, une implantation ancienne.
L'église actuelle dont la construction en grès de provenance locale pour la maçonnerie et en pierre de Pezens pour les arcs et les encadrements date du XIV° siècle, comporte un chevet pentagonal ainsi qu' une nef non voûtée divisée en trois travées, de 12 m de long sur 10 m de large.
Le clocher d'une hauteur de 18m prend appui sur la première chapelle côté sud en partant du cœur. Fortement modifiée au XIX° siècle l'église retrouvera un aspect proche de son état initial grâce aux travaux de rénovation entrepris par la municipalité dans les années 1980.
A cette époque a pu être mis en évidence le pignon de la première église aujourd'hui encore visible sur la partie gauche de l'actuel pignon, et dont l'axe est marqué par une ouverture en meurtrière surmonté d'un plein cintre d'époque romane.
L'Eglise de Caux
L'ancien presbytère de Caux L'ancien Presbytère de Caux

L'ancien presbytère qui abrite aujourd'hui la mairie daterait du XVI° siècle. Il jouait également à l'époque un rôle défensif comme l'indique l'échauguette qui permettait de surveiller les deux façades nord et est du bâtiment. Il doit l'aspect qu'on lui connaît aux travaux de restauration entrepris dans les années 1980.
Le Château de Caux

Le château de Caux à en croire le style des quatre fenêtres à meneaux de la façade méridionale a été fortement remanié au XVI° siècle. Mais la construction du château qui fait partie intégrante des fortifications du village est de toute évidence antérieure à cette époque. Ses défenses comprenaient trois tours rondes munies de canonnières reliées par des courtines.
Le château de Caux
Le château de Sauzens Le Château de Sauzens

Le château de Sauzens pourrait pour sa partie la plus ancienne dater du XII° siècle. Fortement remanié au XIX° seule sa façade est conserve encore des vestiges du XIV° siècle, deux fenêtres divisées par un meneau horizontal.
L'église Saint André de Sauzens

(pour des questions de sécurité l'église aujourd'hui privée n'est pas ouverte au public)

L'église des XII° et XIII° siècles est constituée d'une nef non voûtée (6mx16m) divisée par trois arcs diaphragmes formant quatre travées. A cette partie plus ancienne vient s'appuyer un chevet voûté d'ogives.
L'église de Sauzens


Remerciements à Pierre Azalbert maire de 1974 à 1995, Dominique Baudreu historien, Jean Rouffet auteur de «Chronique familiale languedocienne» ainsi qu’à Auguste Sablairolles employé et secrétaire de mairie de 1948 à 1988.


Mairie de Caux & Sauzens - 2 Place de la mairie 11170 Caux & Sauzens - Tel : 04.68.71.02.02
www.cauxetsauzens.org - mairie@cauxetsauzens.org
Dnweb 2002